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Une inroduction au grand écrivain,
Du Chazal de Sens-Plastique, Jean Paulhan écrit: "Comme il est sans tradition, Chazal est sans magie: ni alchimie, ni mantique - ni même cette alchimie particulière aux poètes, qui s'appelle rimes, rythmes, césures, vers. Qui s'appelle tout au moins cadence, harmonie. Non, mais un style rude et rebroussé où chaque mot joue son personnage; et chaque membre de phrase est un nouvel étage à gravir. Bref, une expérience à l'état brut, à quoi le lecteur assiste."
Quelque directement puissent-elles se faire face, toujours les feuilles paraîtront, par rapport les unes des autres, de biais. Les fruits, par contre, de quelque façon seront-ils placés, paraîtront toujours se faire vis-à-vis. Une gerbe de fleurs est un château de carte de teintes. Un monceau de fruits est nid d'abeilles de couleurs. (Sens-Plastique) Le fruit a un regard indéfini. Quelque "dirigée"
la forme du fruit, l'on peut "situer" son regard. (Sens-Plastique)
En exerçant le regard à saisir les objets de la périphérie au centre, au lieu du mouvement divergent - format tache d'huile - du regard normal, l'homme acquerrait peu à peu une telle rondeur de vision qu'il lui serait possible de voir derrière l'horizon. (Pensées VI) La volupté est un baiser que la hanche donne à la nuque. (Pensées VII) L'odeur est le plus grand piège de l'ouie. Sur les parfums, les sons s'engluent, comme mouches sur du papier gommé. (Pensées VII) La rose c'est les dents de lait du soleil. (Sens-Plastique) Sans l'ombre, la lumière ne pourrait pas chevaucher les objets, le soleil partout irait à pied. (Sens-Plastique) La couleur est le chausse-pied de l'oeil, entre les formes des choses... (Sens-Plastique) La pupille Tous les nuages La mer Il faisait
Le papillon nage des pattes et de la queue, cherche à ramper du
corps, et bat des ailes - synthèse de la démarche du poisson,
du reptile et de l'oiseau. Trois parties unifiées d'un même
règne; triangle isocèle animal. (Sens-Plastique) |